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LA COLONNE DE RÉDACTEUR EN CHEF
Sergueï Narychkine

Sergueï Narychkine

président de la Douma d’État de la Fédération de Russie

Cher monsieur le Président, cher monsieur le Secrétaire général, chers membres de l’Assemblée parlementaire, Il y a un an, ma visite ici n’a pas pu avoir lieu. Cependant, les raisons qui m’avaient fait alors obligé de différer le voyage, sont devenues, dans les conditions actuelles, des circonstances et des prétextes nouveaux et sérieux pour la rencontre. Je vois que maintenant, on entreprend de nouveau une tentative d’apporter la discorde aux travaux de l’APCE et de détourner l’Assemblée de la discussion et du règlement des problèmes véritablement urgents, y compris liés à la nécessité de réformer en profondeur le système du suivi parlementaire. Je trouve que c’est un sujet important, et j’y reviendrai encore.

En outre, en rencontrant à Moscou monsieur Jagland et monsieur Mignon, auxquels je voue un respect profond et sincère, je me suis persuadé encore une fois que le niveau de responsabilité, qui incombe aux parlements des pays d’Europe, s’élève rapidement. Et actuellement, il est tout simplement haut comme il ne l’a encore jamais été.

Le 2 octobre 2012 l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) votait une résolution de monitorage à l’encontre de la Russie. Notre délégation au complet s’est prononcée « contre », comme de très nombreuses dispositions de ce document étaient proprement inacceptables.

Déjà à la veille de l’ouverture de la session il était clair qu’une résolution serait adoptée en des termes aussi durs qu’incorrects. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de ne pas aller à Strasbourg. Ma voix n’aurait pas été entendue par les parlementaires européens sur le fond d’un document aussi provoquant. Ce que j’avais à dire n’avait pas trait à cette résolution, non plus qu’aux divergences d’opinion. Je voulais parler des priorités stratégiques et des moyens de contrecarrer de vraies menaces communes. N’est-ce pas là l’essentiel, ce pourquoi nos pays, nos peuples s’unissent, ce qui rend nécessaires des enceintes telles que l’APCE ? Car c’est dans le Conseil de l’Europe que s’est cristallisée l’idée qu’une Grande Europe, une Europe de prospérité et de progrès, se bâtit uniquement sur ce qui unit, et non sur ce qui sépare les hommes. La tâche est possible si nous voulons bien entendre et faire nôtres les arguments de l’autre. Or, pour l’heure, c’est encore tout un problème que de formuler un programme européen solidaire pour le développement au XXIe siècle.