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Le 2 octobre 2012 l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) votait une résolution de monitorage à l’encontre de la Russie. Notre délégation au complet s’est prononcée « contre », comme de très nombreuses dispositions de ce document étaient proprement inacceptables.

Déjà à la veille de l’ouverture de la session il était clair qu’une résolution serait adoptée en des termes aussi durs qu’incorrects. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de ne pas aller à Strasbourg. Ma voix n’aurait pas été entendue par les parlementaires européens sur le fond d’un document aussi provoquant. Ce que j’avais à dire n’avait pas trait à cette résolution, non plus qu’aux divergences d’opinion. Je voulais parler des priorités stratégiques et des moyens de contrecarrer de vraies menaces communes. N’est-ce pas là l’essentiel, ce pourquoi nos pays, nos peuples s’unissent, ce qui rend nécessaires des enceintes telles que l’APCE ? Car c’est dans le Conseil de l’Europe que s’est cristallisée l’idée qu’une Grande Europe, une Europe de prospérité et de progrès, se bâtit uniquement sur ce qui unit, et non sur ce qui sépare les hommes. La tâche est possible si nous voulons bien entendre et faire nôtres les arguments de l’autre. Or, pour l’heure, c’est encore tout un problème que de formuler un programme européen solidaire pour le développement au XXIe siècle.