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ACTUALITÉS, FAITS, COMMENTAIRES

    

Présidente du Comité de Soutien du parti de Nicolas Dupont-Aignan "Debout la France!" Stéphanie Gibaud milite pour la vraie France, pour les valeurs qui ont fait, dans le temps, la République. Sans pathos inutile, elle raconte d'une voix monocorde son Golgotha lorsqu'elle s'est engagée dans la lutte contre la fuite des capitaux via les comptes bancaires d'UBS où elle était chargée des relations publiques et du marketing évènementiel.

Stéphanie est une vraie jusqu'au-boutiste. En faisant cavalier seul, elle n'a pas hésité à aller jusqu'au procès avec UBS France pour dénoncer la fraude fiscale, notamment, en corrélation directe avec l'affaire Cahuzac qui avait des comptes chez UBS à Genève. Pierre Moscovici ne serait pas sans connaître le nom de Stéphanie qui le met carrément sur la sellette en l'accusant de ne pas s'occuper assez des connivences financières au sommet de la Cinquième République. Le parti de M. Dupont-Aignan "Debout la France!" est devenu cette forteresse imprenable à partir de laquelle Mme Gibaud continue à ferrailler contre  la corruption au top-niveau en luttant pour la renaissance d'une France gaullienne et pour la transmission des valeurs civilisationnelles à la nouvellé génération des Français.

 

vendredi, 30 décembre 2016 10:32

Le Rapport annuel

    

Le Rapport annuel sur l’état de la Russie (Yearbook) est notre principal projet éditorial. Il présente l’expertise de l’Observatoire sur un large éventail de thématiques — économie, politique intérieure/société, régions, politique étrangère/défense, relations franco-russes. Réunissant les contributions d’une cinquantaine d’auteurs renommés, il offre une photographie analytique complète et opérationnelle de la Russie d’aujourd’hui.  Ouvrage de référence, le Rapport de l’Observatoire est présenté chaque année lors du Forum économique international de St-Pétersbourg (SPIEF) et à l’occasion d’un grand colloque franco-russe à Paris.

ARNAUD DUBIEN, DIRECTEUR DE L’OBSERVATOIRE: «Il s’agit d’un projet global, qui n’existe pas à notre connaissance. Nous avons pensé qu’il était important de rédiger un tel rapport à l’attention de tous les investisseurs – en priorité français et européens - en mobilisant pour cela toutes les ressources intellectuelles de l’Observatoire. Nous nous sommes fixés un but ambitieux : présenter autant d’informations et d’analyses que possible sur ce qui s’est passé en Russie au cours de l’année écoulée, dans les domaines les plus variés. De sorte que le lecteur — qu’il fasse des affaires avec la Russie, qu’il y travaille ou tout simplement qu’il s’intéresse à ce pays — puisse trouver dans cet ouvrage toutes les données dont il a besoin, qu’il s’agisse de la date de signature de tel ou tel contrat, des indicateurs de l’évolution des investissements, de la situation démographique dans les régions russes, des derniers développements de politique intérieure, de la position de Moscou sur les grands sujets internationaux, etc… Je crois que les lecteurs russes seront eux aussi intéressés par ce livre qui propose un regard extérieur sur leur pays».

 

Http://obsfr.ru/fr/le-rapport-annuel.html

 

mercredi, 07 décembre 2016 14:32

Fillon - Poutine la promesse d`un dialogue

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Ecrivain, politologue et membre de la Chambre du Commerce franco-russe Xavier Moreau connaît la Russie sur le bout des doigts. Installé à Moscou depuis de nombreuses 

années, il est là pour tâter le pouls des relations commerciales entre Paris et Moscou et jauger des perspectives du développement des affaires. 

Selon lui, il faut commencer par se débarasser des socialistes au pouvoir, pour retrouver l'ambiance propres aux années fastes pour les sociétés françaises dans la période précédant les sanctions. 

En ancien de Saint-Cyr, Xavier Moreau porte haut son casoar et ne cache pas ses appétences qui le situent à droite mais en évitant les extrêmes c'est-à-dire l'approche un brin hystérique d'un Florian Philippot. 

La France est un grand pays appelé à retrouver sa souveraineté dont M.Moreau se fait chantre. Pour lui, François Fillon incarne incontestablement un avenir autrement plus radieux que le présent recouvert par l'ombre du président sortant.

    

Denys Pluvinage a plus d’une corde à son arc : occupant un poste de responsable auprès du Groupe CIFAL, il est aussi conseiller du directeur exécutif de l’Association Loi 1901 « Dialogue Franco-russe » et auteur de 3 ouvrages dont un consacré à la Russie. Le livre qui vientd e paraître aux éditions Apopsix est intitulé « Elections USA. Le spectacle de la démocratie ». Denys y décortique méticuleusement toute la cuisine électorale américaine. Paradoxalement, il ne diabolise pas Hillary Clinton, pourtant pas très appréciée même par les observateurs politiques d’Outre-Atlantique. Il croit cependant que sa présence dans le cabinet Ovale de la Maison-Blanche aurait pu mener à un désastre. Il est également intéressant de parcourir son ouvrage pour comprendre les vrais enjeux qui se cachent derrière la silhouette massive d’un Donald Trump que d’aucuns prendraient pour le bon magicien d’Oz. Ni bon ni mauvais Trump resterait fidèle aux intérêts de son pays et de son continent ce qui pourrait décevoir plus d’un.

Pour ce qui est de la Russie, M. Pluvinage la connaît sur le bout des doigts pour y avoir séjourné pendant 15 ans, à la période la plus dure de l’histoire russe moderne, pendant le putsch de 1993 et lors des années noires de la crise systémique qui a frappé de plein fouet tout le pays. Il est à dire que M. Pluvinage est patriote de la France, mais se prononce également pour la diversité culturelle : pour lui, les peuples doivent cohabiter mais rester voués à leur propre rôle. Le rôle de la France est de se trouver au juste milieu et de maintenir un équilibre aussi fragile qu’indispensable pour l’avenir du monde. Les grandes sociétés françaises travaillant à Moscou font souvent appel à ses compétences pour accorder les violons d’une équipe pluriculturelle et multinationale. Doué pour les langues, avec un fin humour britannique et une tenue impeccable, Denys Pluvinage incarne vraiment un patron idéal et un observateur de l’international consommé.

 

jeudi, 24 novembre 2016 13:56

La France garde l’équilibre mondial

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Eurodéputé et géopoliticien, Aymeric Chauprade plaide les idées de  François Fillon. Ce professeur des affaires internationales est gaullien, très versé en politique russe,  connaisseur des rouages européens engageant le fer pour une optique gaullienne de l’Hexagone. La France est le pays du milieu, très fort dans le domaine de l'énergie nucléaire, l’espace et la défense, naturellement porté vers une optique eurasienne. Elle n'a pas à adopter la pax americana: elle doit s’évertuer vers la souveraineté, fait valoir cet eurodéputé en quête de l’Entente Cordiale avec Moscoue pour servir encore mieux Paris et les intérêts de sa Patrie.

 

mercredi, 16 novembre 2016 13:45

SYRIE : ATTENTE STRATÉGIQUE

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L’effondrement de l’accord de cessation des hostilités mis au point par Moscou et Washington a ouvert la voie à la reprise des hostilités, principalement à Alep. L’armée de l’air russe a appuyé les opérations menées au sol par les « troupes chiites » avec pour objectif de prendre Alep-Est où sont retranchés environ 4 000 combattants du Jabhat Fatah al-Sham (ex Front al-Nosra) et 2 000 à 4 000 rebelles issus d’autres groupes islamistes. Le recours massif aux bombardements par les aviations russe et syrienne a soulevé de virulentes critiques en Europe et aux États-Unis, provoquant une passe d’armes diplomatique entre Paris et Moscou au Conseil de sécurité de l’ONU par vetos interposés, et l’annulation de la visite de Vladimir Poutine à Paris. Contrairement à ce qui a pu être annoncé au lendemain de l’échec de la trêve russo-américaine, les contacts diplomatiques entre Russes et Américains se sont bien poursuivis. Le 15 octobre, John Kerry et Sergueï Lavrov se sont retrouvés à Lausanne avec les ministres des Affaires étrangères de sept États de la région (Arabie saoudite, Égypte, Irak, Iran, Jordanie, Qatar et Turquie). Bien qu’elle n’ait débouché sur aucune percée, cette rencontre pourrait marquer la naissance d’un nouveau format de discussion. Plus resserré que celui du groupe de soutien international à la Syrie et incluant, outre les « parrains » du processus de Genève, des États régionaux, ce groupe se caractérise par une composition équilibrée. D’un côté se trouvent la Russie, l’Iran et l’Irak, qui ont formé une coalition en vue de maintenir le régime syrien en place, et de l’autre, les États-Unis, l’Arabie saoudite et la Qatar, qui souhaitent le départ de Bachar al-Assad. La Turquie, la Jordanie et l’Égypte ont adopté des positions plus souples vis-à-vis de la question du président syrien et occupent une place intermédiaire entre les deux autres groupes d’États (même si Ankara continue d’apporter son soutien à des groupes islamistes à Alep).

Trois jours après cette réunion, le 18 octobre, Moscou annonçait que les frappes sur Alep étaient suspendues pour quelques heures. Cette « trêve » unilatérale est maintenant en vigueur depuis plus de trois semaines, la Russie l’ayant prolongée par une succession de reconductions. Moscou a par ailleurs instauré une « zone d’exclusion aérienne » dans un rayon de 10 kilomètres autour de la ville. Quels sont les enjeux de cette trêve ? Il s’agit tout d’abord d’un geste clair de bonne volonté de la part du Kremlin qui poursuit plusieurs objectifs : faire redescendre la pression diplomatique entre Moscou et les Occidentaux, tenter de promouvoir une initiative d’évacuation des civils et des rebelles d’Alep-Est via des corridors prédéfinis, et établir à cette occasion la sempiternelle distinction entre « rebelles » et « terroristes ». Au demeurant, l’évacuation des civils comme des rebelles d’Alep-Est a été un échec, les conditions de sécurité n’ayant manifestement pas été suffisantes pour qu’ils puissent emprunter les corridors. Il s’agit de plus pour la Russie de démontrer aux États-Unis qu’elle est capable d’instaurer et faire respecter une promesse de cessez-le-feu sur un territoire donné pour une période définie. L’accord de septembre prévoyait à cet égard une trêve de sept jours comme préalable à des frappes conjointes russo-américaines sur des groupes djihadistes. À travers leur geste, les Russes souhaitent ainsi se présenter comme des partenaires capables, toujours ouverts au compromis, malgré l’échec de septembre. L’initiative russe s’est prolongée en dépit de la contre-offensive lancée fin octobre par les rebelles pour briser le siège d’Alep-Est. À ce titre, la Russie s’expose à des critiques émanant de ses alliés iraniens et syriens qui privilégient l’option militaire. Cette interruption a certes permis aux rebelles encerclés de se regrouper et de se réorganiser alors qu’ils battaient en retraite. Mais si les critiques se sont tues, c’est que les forces loyalistes au sol sont épuisées et ont atteint leurs limites opérationnelles. En outre, Téhéran courrait aussi le risque d’être touché par les réprobations émanant des capitales européennes et des États-Unis à l’encontre de Damas et Moscou. Or,le régime iranien ne souhaite pas non plus compromettre les fruits économiques de la normalisation progressive de ses liens avec l’Occident. Enfin, la pause instaurée par la Russie a mécaniquement accordé un espace médiatique plus important à l’offensive lancée par la coalition internationale sur Mossoul le 17 octobre – soit quelques heures avant le premier cessez-le-feu russe. Si 270 000 personnes vivent à Alep-Est, ce sont un million d’habitants qui se trouvent à Mossoul sous la coupe de l’État islamique. Les critiques entendues dans le cas d’Alep concernant le recours disproportionné à la force et la destruction d’infrastructures civiles pourraient bientôt s’appliquer à la bataille de Mossoul.

Alors que l’avènement de l’administration Trump se profile à l’horizon, Moscou a donc opté pour l’attente stratégique qui lui permet aussi de préparer l’assaut sur Alep-Est. Tandis que le groupe aéronaval russe emmené par le porte-avions Amiral Kouznetsov a déjà atteint les eaux du Levant, l’Iran a renforcé ses effectifs en Syrie et de nouvelles recrues chiites sont arrivées d’Afghanistan et d’Irak. La période de transition du pouvoir aux États-Unis ouvre une fenêtre de possibilités jusqu’au 20 janvier 2017, date de l’entrée en fonction de Donald Trump. Durant cette période dite du « canard boiteux » (« Lame duck »), ce qui se passe en Syrie sera « gratuitement » imputé à l’administration sortante par le futur gouvernement américain. Les Russes et leurs alliés ont donc un peu plus de deux mois devant eux pour prendre Alep-Est et renforcer ainsi la posture du régime syrien en vue d’un nouveau tour de négociations avec la nouvelle équipe américaine.

 

obsfr.ru

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