InterAffairs

Mer10182017

Last update09:48:30 AM

RUS ENG FR DE PL ESP PT ZH AR

Font Size

SCREEN

Profile

Layout

Menu Style

Cpanel
lundi, 13 janvier 2014 16:47

L’avenir appartient au choix européen

Written by 

Le volet européen de la politique extérieure de la Russie est parmi les plus amples, problématiques et prometteurs. On est fondé d’affirmer que ces épithètes seront corrects dans un avenir prévisible également.

Le vecteur européen a toujours été et sera parmi les priorités dans notre politique extérieure. Cela provient non seulement de la volonté politique de l’administration. Le choix européen de l’État russe est dû à la communauté culturelle et civilisatrice de la Russie et de l’Europe, à l’expérience historique millénaire, aux liens économiques efficaces. Le choix européen est aussi le choix personnel de la majorité écrasante de nos citoyens.

Dans le même temps, les processus inachevés de gestation de l’État et de l’économie contemporains en Russie, tout un « bouquet » de crises européennes : depuis la crise socio-économique qui s’accentue jusqu’à la crise d’identité qui s’est ébauchée depuis longtemps, toute une liste de prétentions réciproques ayant, en règle générale, des origines historiques constituent le contexte compliqué du développement de nos relations.

L’Institut de développement contemporain a terminé il n’y a pas longtemps l’étude ayant généralisé les documents de ces dix dernières années concernant les principales sphères des liens russo-européens.

Je voudrais faire part aux lecteurs de La Vie Internationale de certaines de nos conclusions.

Nos partenaires européens se montrent en quelque sorte pessimistes en marge du sommet Russie-Union européenne en décembre 2011. Or, les projets de modernisation intérieure d’où découle l’initiative cruciale « Partenariat pour la modernisation » Russie-Union européenne offrent la possibilité d’enrichir le contenu du « partenariat stratégique ». Le « partenariat stratégique » est proclamé depuis longtemps officiellement l’état de nos relations et son raffermissement — une tâche pour un avenir prévisible.

Le récent sommet de juin avec la participation du Président russe Vladimir Poutine entré en fonction fait plutôt penser à une réunion régulière. Les deux parties signalent, néanmoins, la nécessité de « promouvoir le partenariat stratégique ».

Cette clause est formulée dans la Conception en vigueur de la politique étrangère de la Fédération de Russie à laquelle se montrent fidèles les hauts responsables russes. Le ministère des Affaires étrangères doit élaborer d’ici décembre 2012 le projet de nouvelle rédaction de la Conception. La Conception est, de l’avis d’un philistin, un document officiel écrit par les diplomates en termes politiques corrects compte tenu des opinions de divers départements, notamment des structures fortes. Or, quoi qu’il en soit, le document contient la doctrine de la politique extérieure du pays qui doit être appliquée et est un programme obligatoire pour tous les fonctionnaires. Il n’est pas à douter que la conception de la politique étrangère reflètera aujourd’hui les opinions de Vladimir Poutine pour la période de sa présidence.

Nous pouvons juger d’éventuelles priorités de la diplomatie russe d’après un article électoral de Vladimir Poutine1 et sa récente allocution devant les ambassadeurs et les représentants permanents de la Fédération de Russie qu’il a prononcé en tant que chef de l’État à la conférence au ministère des Affaires étrangères.

La Communauté des États indépendants est toujours la priorité numéro un : elle est « au cœur de notre politique extérieure ». La Troïka : Russie, en règle générale, des origines historiques constituent le contexte compliqué du développement de nos relations.

L’Institut de développement contemporain a terminé il n’y a pas longtemps l’étude ayant généralisé les documents de ces dix dernières années concernant les principales sphères des liens russo-européens.Je voudrais faire part aux lecteurs de La Vie Internationale de certaines de nos conclusions.

Nos partenaires européens se montrent en quelque sorte pessimistes en marge du sommet Russie-Union européenne en décembre 2011. Or, les projets de modernisation intérieure d’où découle l’initiative cruciale « Partenariat pour la modernisation » Russie-Union européenne offrent la possibilité d’enrichir le contenu du « partenariat stratégique ». Le « partenariat stratégique » est proclamé depuis longtemps officiellement l’état de nos relations et son raffermissement — une tâche pour un avenir prévisible.

Le récent sommet de juin avec la participation du Président russe Vladimir Poutine entré en fonction fait plutôt penser à une réunion régulière. Les deux parties signalent, néanmoins, la nécessité de « promouvoir le partenariat stratégique ».

Cette clause est formulée dans la Conception en vigueur de la politique étrangère de la Fédération de Russie à laquelle se montrent fidèles les hauts responsables russes. Le ministère des Affaires étrangères doit élaborer d’ici décembre 2012 le projet de nouvelle rédaction de la Conception. La Conception est, de l’avis d’un philistin, un document officiel écrit par les diplomates en termes politiques corrects compte tenu des opinions de divers départements, notamment des structures fortes. Or, quoi qu’il en soit, le document contient la doctrine de la politique extérieure du pays qui doit être appliquée et est un programme obligatoire pour tous les fonctionnaires. Il n’est pas à douter que la conception de la politique étrangère reflètera aujourd’hui les opinions de Vladimir Poutine pour la période de sa présidence.

Nous pouvons juger d’éventuelles priorités de la diplomatie russe d’après un article électoral de Vladimir Poutine1 et sa récente allocution devant les ambassadeurs et les représentants permanents de la Fédération de Russie qu’il a prononcé en tant que chef de l’État à la conférence au ministère des Affaires étrangères.

La Communauté des États indépendants est toujours la priorité numéro un : elle est « au cœur de notre politique extérieure ». La Troïka : Russie, innovations, conditions favorables pour les petites et moyennes entreprises ; le concours au nivellement des règlements et des standards techniques ainsi qu’à un niveau élevé de protection des droits de la propriété intellectuelle ; transports ; le concours au développement d’une économie bas carbone stable et à l’efficacité énergétique ; le renforcement de la coopération dans les innovations, les développements ainsi que dans l’Espace ; les mesures de rétorsion aux conséquences régionales et sociales de la restructuration économique ; un système judiciaire efficace et l’intensification de la lutte anti-corruption ; le concours au développement des liens entre les hommes ; le raffermissement du dialogue public.

Nous mettons l’accent sur la coopération dans les technologies, les innovations, le commerce.

Les acquis impressionnants sont enregistrés en cette période dans le cadre du « Partenariat ». L’initiative « Partenariat pour la modernisation » permet de révéler nos obstacles à la mise en œuvre du programme national de modernisation. Le niveau de coopération avec l’Union européenne démontre dans quelles sphères les positions de la Russie sont plus faibles, où il faut les réviser dans l’intérêt commun et où nous nous heurtons à une opposition concurrentielle résolue.

L’inclusion dans la nouvelle rédaction de la Conception de la politique étrangère du « Partenariat pour la modernisation » donnera un signal positif très important pour évaluer la stratégie dans la politique et l’économie extérieure du pays pour la période à venir.

L’essentiel consiste à déterminer les priorités intérieures et les possibilités, trouver une « niche » digne de l’Union européenne dans les projets de développement socio-économique et scientifico-technologique de la Russie. Il ne faut pas oublier, en outre, que l’efficacité du partenariat dépend de l’adaptation réciproque des institutions pour promouvoir une coopération innovante et scientifico-technologique fructueuse, pour consolider le potentiel concurrentiel. De ce fait, il est impossible d’éviter le lien spécifié dans le programme « Partenariat pour la modernisation » avec la composante humanitaire du partenariat contribuant à élever la compétitivité et, par conséquent, à soutenir l’intérêt des contre-agents. C’est là le contenu de l’amélioration du climat d’investissements.

En formant d’une manière ou d’une autre les priorités et les tâches, nous envisageons le rôle clé des rapports avec de l’Union européenne pour notre pays. Cela provient du contenu et de l’ampleur des liens économiques, de l’expérience de coopération à l’échelle globale et régionale, des défis qui surgissent, des tendances au sein des milieux publics russes, du « choix européen » dicté par l’histoire, des besoins du développement intérieur de notre pays et des pays de l’Union européenne. Il est à noter que malgré les facteurs susmentionnés incontestables, il n’en est moins nécessaire de réfléchir de plus en plus activement à la place de l’Union européenne dans nos priorités.

Deux tiers des habitants et 80 pour cent du PIB réuni de l’Europe reviennent pour la part des 27 pays membres de l’Union européenne. Plusieurs États au-delà de l’Union, notamment l’Ukraine sœur, déclarent leur choix en faveur de l’intégration européenne. 60 pour cent du chiffre d’affaires du commerce russe reviennent pour la part de l’Union européenne. Les bénéfices qu’il assure constituent le plus gros des recettes budgétaires russes. Les investissements étrangers dans notre économie sont à près de 80 pour cent d’origine européenne.

La coopération diversifiée et concurrentielle avec les États européens a été et reste l’un des piliers de l’histoire russe. La Russie se sent des siècles durant partie intégrante de la Grande Europe. Même aux XVIe-XVIIe siècles lorsque le contenu du développement politique et économique du royaume de Moscou raffermit définitivement la barrière civilisatrice le long de notre frontière occidentale, « la vie quotidienne et la technique », pour reprendre l’expression de Piotr Milioukov, « entraînent inconsciemment l’homme russe dans le milieu des idées et des conceptions européennes2 ». Force est de reconnaître que les frontières européennes : tant géographiques que mentales s’avèrent inévitablement pour nous trop étroites.

« Le choix européen » d’une grande partie des milieux publics russes est un phénomène objectif que l’administration russe prend toujours en considération en appliquant les clauses fondamentales dans la politique et l’économie extérieure. Même malgré les réalités intérieures en changement impétueux et l’éventuelle « révision » des préférences politiques extérieures, il est contreproductif de s’en distancer. Quelque fatigué qu’on soit ces deux dernières décennies des attentes excessives de la coopération entre Moscou et les partenaires européens il ne faut pas sous-estimer les besoins et les tendances réels de notre pays et de notre société.

NOTES

1. V.V. Poutine, Rossia i meniaouchtchiissia mir in Moskovsliïe novosti, 27 fevralia 2012. [V.V. Poutine, La Russie et le monde en mutation in Les Nouvelles de Moscou, le 27 février 2012.]

2. P.N. Milioukov, Otcherki po istorii rousskoï koultoury, Мoskva, 2010, t. II, s. 117. [P.N. Milioukov, Essais sur l’histoire de la culture russe, Moscou, 2010, t. II, p. 117.]

Read 801 times Last modified on jeudi, 13 mars 2014 11:41